Les Lions de la téranga ont fait rêver le Sénégal et l'Afrique entre 2001et 2003..D'abord les sénégalais par une place de finaliste à la CAN 2002 au Mali où le Cameroun décroche le titre à la série des tirs au but, ensuite l'Afrique qui découvre à la Coupe du monde Corée Japon une équipe du Sénégal conquérante...Mémorable victoire en match d'ouverture devant la France championne en titre, 1 à0. Pape Bouba Diop convertit l'occasion née d'une fantastique chevauchée d'Elhadj Ousseynou Diouf. L'accélération de l'attaquant des lions met laisse sur le tapis gazonné coréen Frank Leboeuf et Marcel Desailly. Au finish le Sénégal est le seul représentant du continent qualifié pour le 2éme tour et atteint même les quarts de finales. Pas mal pour une première même si beaucoup ont exprimé des regrets tellement la tanière était prometteuse. Le souvenir reste vivace. Mais la réalité est là : le palmarès des lions est vierge. Et la situation actuelle du football sénégalais n'incite guère à l'optimisme. Le tâtonnement est érigé en mode de gestion, les querelles et contradictions rythment le quotidien du football au plan local avec la fédérations qui fait face à une fronde de plus de 40 clubs de football dont 8 de 1ère division et pas des moindres avec la Jeanne d'Arc de Dakar, le Jaraf et l'Us Gorée. Ces 3 clubs réunis ont en vitrine plus de titres de champion et de coupes du Sénégal que le reste de tous les autres sénégalais. Les petites catégories sont concernées par la crise, de même que le foot féminin, leurs compétitions n'ont pas démarré faute d'argent. Vraiment bizarre pour une foot qui se targuait d'avoir engrangé plus de 3 milliards de francs cfa à l'issue de sa campagne asiatique. La manne financière n'a pas bénéficié aux principaux acteurs c'est-à-dire les clubs et les joueurs...du moins ceux qui évoluent au plan local. Les dirigeants et les se sont payés sur la « bête ». Pas étonnant la vague d'arrestations et d'incarcération qui a sévi dans le milieu en 2005 avant que le dossier des fonds du foot ne retombe dans l'oubli juste après la convocation de l'actuel président de la fédération de football Mbaye Ndoye élu après l'échec retentissant est inattendu des lions dans les éliminatoires combinées Can Mondial 2006. Sous la féroce critique de la presse et de l'opinion, Said Fakhry puissant capitaine d'industrie sénégalo-franco-libanais se décharge de ses fonctions à la tête de l'instance dirigeante du foot au Sénégal. Celui qui l'avait adoubé ne lui survivra pas. Le Ministre des Sports est contraint au départ surtout pour son entêtement inexplicable à faire rester Guy Stéfan au poste de sélectionneur des lions. Le technicien français indexé comme le principal responsable de l'élimination, privé de tout soutien, fini par rendre le tablier sur demande du Premier Ministre Maky Sall himself. C'est dire combien cette affaire était prise au sérieux et traitée avec attention par les plus hautes autorités de l'Etat.
Mais toujours est-il que le football sénégalais traverse une période plus que délicate et le bout du tunnel tarde à apparaître. Le mois d'avril dernier a vu une première dans le pays. Pratiquement pas de matches de championnat dans les terrains et stades sénégalais. Des clubs frondeurs, une quarantaine, ont décidé tous simplement de suspendre leurs activités aux compétitions organisées par la fédération lors de la 8ème journée. Ils réclament 3 années d'arriérés de primes et de subventions que la fédé ne parvient pas à éponger, soit plusieurs dizaines de millions de francs cfa .Pire, certains pour un début de solutions avaient reçu des chèques sans provisions. Malgré une médiation du ministre des Sports Daouda Faye Vava le conflit reste latent entre le cadre de concertation des présidents de clubs qui regroupe les équipes en dissidence et la fédération sénégalise. Les lendemains du championnat national 1ère division sont des plus incertains. Sur un autre front le Ministère des Sports et la Fédération ont provisoirement, en tout cas, enterré la hache de guerre après une médiation de la FIFA. L'instance dirigeante du foot mondial appelé au chevet du foot sénégalais a conclu à la nécessité de faire de profondes réformes et le toilettage des textes qui régissent le sport roi. Si le lion est roi savane l'équipe nationale coachée actuellement par le franco polonais Henri Kasperzack laisse dubitatif bien des observateurs du milieu sportif parce que le ballon ne roule plus tout à fait rond et que tous les acteurs du foot ne shootent pas dans le même but. Les conflits d'intérêts sont passés par là, l'enivrante victoire de la France bien loin dans les esprits des supporters en quête de quelques signes de lendemains qui chantent avec leurs stars, la plupart en perte de vitesse dans les championnats européens de plus en plus exigeants.
Mais toujours est-il que le football sénégalais traverse une période plus que délicate et le bout du tunnel tarde à apparaître. Le mois d'avril dernier a vu une première dans le pays. Pratiquement pas de matches de championnat dans les terrains et stades sénégalais. Des clubs frondeurs, une quarantaine, ont décidé tous simplement de suspendre leurs activités aux compétitions organisées par la fédération lors de la 8ème journée. Ils réclament 3 années d'arriérés de primes et de subventions que la fédé ne parvient pas à éponger, soit plusieurs dizaines de millions de francs cfa .Pire, certains pour un début de solutions avaient reçu des chèques sans provisions. Malgré une médiation du ministre des Sports Daouda Faye Vava le conflit reste latent entre le cadre de concertation des présidents de clubs qui regroupe les équipes en dissidence et la fédération sénégalise. Les lendemains du championnat national 1ère division sont des plus incertains. Sur un autre front le Ministère des Sports et la Fédération ont provisoirement, en tout cas, enterré la hache de guerre après une médiation de la FIFA. L'instance dirigeante du foot mondial appelé au chevet du foot sénégalais a conclu à la nécessité de faire de profondes réformes et le toilettage des textes qui régissent le sport roi. Si le lion est roi savane l'équipe nationale coachée actuellement par le franco polonais Henri Kasperzack laisse dubitatif bien des observateurs du milieu sportif parce que le ballon ne roule plus tout à fait rond et que tous les acteurs du foot ne shootent pas dans le même but. Les conflits d'intérêts sont passés par là, l'enivrante victoire de la France bien loin dans les esprits des supporters en quête de quelques signes de lendemains qui chantent avec leurs stars, la plupart en perte de vitesse dans les championnats européens de plus en plus exigeants.
