Foot, fric et carton rouge

SÉNÉGAL - 13 mars 2005 -

D'anciens responsables et partenaires de la fédération nationale placés en mandat de dépôt pour diverses malversations dans la gestion financière du football entre 2001 et 2003. Un scandale qui pourrait avoir de lourdes conséquences politiques.


La Coupe du monde de 2002 n'en finit pas de marquer le Sénégal. Après les intenses moments d'euphorie qui ont suivi et salué l'exceptionnelle prestation des « Lions de la Téranga », quart de finalistes de la compétition, place au scandale. Interrogatoires, inculpations, placements sous mandat de dépôt... Après Bounama Dièye, vice-président de la Fédération sénégalaise de football (FSF) au moment de l'épopée asiatique, Oumar Ndiaye, ex-directeur administratif de la FSF, et Pape Massata Diack, directeur de Pamodzi, la société de marketing des « Lions », ont été entendus puis écroués, le 7 mars, au quartier VIP de la prison de Reubeuss, à Dakar. L'ex-trésorier général, Boubacar Gaye, les a rejoints quatre jours plus tard. Il leur est reproché diverses infractions dans la gestion des fonds de l'équipe nationale au cours du tournoi Amilcar-Cabral de 2001, de la Coupe d'Afrique des nations de 2002, et, surtout, du Mondial de la même année.
Le juge d'instruction du 2e cabinet du tribunal régional hors classe de Dakar, Moustapha Sèye, n'entend pas s'arrêter là. Dans sa ligne de mire, les plus hauts dignitaires du football sénégalais. Mais aussi d'autres personnalités au coeur de la « machine » au moment des faits, et dont ni les juristes compétents ni l'opinion publique ne comprendraient qu'on leur épargne l'épreuve des interrogatoires : Joseph Ndong, actuel ministre des Postes et Télécommunications, ministre des Sports d'alors et ordonnateur des dépenses Elhadji Malick Sy, dit « Souris », ancien président de la FSF, ancien ministre et ex-international de football...
Du fait de ses forts relents politiques, l'affaire ne laisse pas indifférent le président Abdoulaye Wade. Au cours du Conseil des ministres du 9 mars, le chef de l'État aurait demandé des explications à ses ministres de la Justice, Serigne Diop, et des Sports, Youssoupha Ndiaye. Et exigé d'être régulièrement tenu informé.
Tout a commencé par un rapport de la Cour des comptes en date de mars 2003, relatif à toutes les compétitions auxquelles les « Lions de la Téranga » ont participé entre 2001 et 2003. La Cour y passe au crible la gestion financière du football, pointe des malversations, détournements de fonds, surfacturations, perceptions de montants indus, violations des règles comptables... Un véritable inventaire à la Prévert. Sur le tournoi Amilcar-Cabral, la Cour indique, entre autres, que la FSF n'a pu justifier l'utilisation que de 9,9 millions de F CFA sur un montant consommé de 18 millions de F CFA. Parmi les griefs répertoriés dans le rapport sur la CAN 2002, l'absence d'appel d'offres pour la souscription de l'assurance des joueurs et équipes technique et administrative qui a engendré une perte de... 1,64 milliard de F CFA par rapport au meilleur prix que l'on pourrait trouver sur le marché.
À propos du Mondial, la Cour trouve aberrant, « alors que la Coupe du monde est loin d'être déficitaire », que la FSF n'ait pu rembourser que 324 millions de F CFA sur les 532 millions que l'État a injectés dans la compétition. D'autant que la Fédération internationale de football association (Fifa) a versé à la FSF 440 millions de F CFA au titre des frais de préparation, puis 672 millions comme avance sur les avoirs de la compétition. Où est passé tout cet argent ? Dans des malversations diverses : les 36 millions de F CFA censés avoir été dépensés - sans factures - dans la rubrique « environnement psychologique » (entendez les khons, ces talismans et décoctions supposés aider l'équipe à gagner) ; la facture (fictive, car sans numéro) d'un grand hôtel de Dakar d'un montant de 26,6 millions de F CFA établie au nom d'un nommé S. Seydi logé dans une suite présidentielle à 500 000 F CFA la nuit...
Les faits sont graves et justifient les interpellations en série. Si l'incarcération de Pape Massata Diack, poursuivi pour abus de confiance et faux et usage de faux en écritures privées, a suscité un intense lobbying - qui pourrait continuer aussi longtemps qu'il sera en détention -, c'est bien à cause de ses attaches. Marié à Mame Khady, la fille du défunt milliardaire Djily Mbaye, il est le fils de Lamine Diack, ex-maire de Dakar, ancien ministre des Sports, actuel président de la Fédération internationale d'athlétisme, basée à Monaco. Ce dernier a d'ailleurs fait un saut à Dakar, le 9 mars, pour, de l'avis de ses proches, « exprimer son mécontentement aux autorités sénégalaises, à commencer par le président de la République Abdoulaye Wade ».
Mais cette affaire, qui secoue le tout-Dakar, n'en est qu'à son premier volet : celui touchant aux détournements de fonds et malversations diverses. Il en reste un autre, non moins explosif - relatif à la billetterie -, un juteux et vaste trafic transfrontalier. Le modus operandi est le suivant : la FSF commande à la Fifa, par exemple, 10 000 billets à vendre à des supporteurs sénégalais. Ceux-ci n'ayant pas les moyens de s'offrir un match de Coupe du monde en Corée, la FSF revend ces billets à son homologue d'un pays développé. Avec de confortables marges, bien sûr. Le scandale, énorme, porterait sur de faramineuses sommes d'argent et promet de faire davantage de bruit.
Pour l'heure, tout le monde garde les yeux braqués sur cette première affaire, symptomatique des habitudes de mauvaise gestion qui ne gangrènent pas que le football. Le parcours des « Lions » au Mondial a rapporté à la FSF pas moins de 3,478 milliards de F CFA : 1,89 milliard de F CFA au titre des trois matchs du premier tour, 672 millions pour la qualification aux huitièmes de finale et 756 millions pour avoir accédé aux quarts. La disparition de cette manne est d'autant plus surprenante que le bureau de la FSF, débarqué début 2004, a laissé une dette de 300 millions de F CFA. Une chose est sûre : l'argent n'est pas passé dans les infrastructures sportives. En visite d'inspection, en février, une commission technique de la Fifa a constaté que le plus grand stade de Dakar ne répond plus, faute d'entretien adéquat, à toutes les normes de sécurité.
La multiplication des scandales depuis l'arrivée du pape du sopi (« changement », en wolof, credo de campagne de Wade) à la tête du Sénégal montre le peu de progrès enregistrés dans la lutte contre la corruption. Si l'actuel chef de l'État a donné des signes forts dès son élection, le 19 mars 2000, en commanditant des audits sur la gestion du défunt régime socialiste, les résultats n'ont pratiquement pas eu d'incidences judiciaires. Tout au plus ont-ils servi à susciter la « transhumance » d'anciens barons socialistes tétanisés vers le parti présidentiel. Libéral convaincu, porté à parcourir le monde pour inviter les investisseurs au Sénégal, Wade, avocat dans une autre vie, connaît mieux que quiconque l'allergie du capital étranger à la corruption et à une mauvaise administration de la justice.
De la façon dont sera traité ce scandale autour d'un ballon qui ne tourne décidément plus rond dépend - pour beaucoup - la crédibilité du pays en matière de lutte contre ces fléaux.

sources: Jeune afrique.com
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# Posté le lundi 10 mars 2008 08:51

LUTTE AVEC FRAPPE: Le fils de dieu est dans l'arène...

LUTTE AVEC FRAPPE: Le fils de dieu est dans l'arène...
Sénégal: Lutte - Face à Ousmane Diop, le superbe « passage dessous » de Balla Gaye 2...


Le Soleil (Dakar)

15 Mai 2007
Publié sur le web le 16 Mai 2007

B.k.n



Si les puristes se sont régalés, c'est surtout lors du combat Balla Gaye 2 - Ousmane Diop. Un affrontement entre techniciens qui a finalement tourné à l'avantage du fils de Double Less et homonyme d'un autre grand champion, Balla Gaye.
Et pour cause, Balla Gaye 2 a fait étalage d'un registre technique fort appréciable. Le Thiaroyois Ousmane Diop, en bon technicien lui aussi, avait su éviter les deux tentatives de fauchage de son adversaire ; mais ne put rien sur l'action décisive. Pour décortiquer ce geste victorieux du digne rejeton de Double Less, le DTN de la lutte, Abdou Badji au parloir : " Balla Gaye 2 a utilisé une très bonne stratégie. Il est plus grand et a une meilleure rallonge que son adversaire. Et il a bien usé de ce double avantage au moment du corps à corps. Car, Ousmane Diop n'avait plus de saisie. Alors, Balla Gaye 2 a fait ce qu'on appelle un " passage dessous ". C'est-à-dire qu'il a glissé sous son adversaire pour le propulser à terre ". Ce qu'il y a de remarquable, si l'on suit l'analyse technique du DTN, Abdou Badji, c'est que pour réussir un " passage dessous ", en général, il faut être plus petit que son vis-à-vis. Ce qui n'est pas le cas de Balla Gaye. En outre, après un " passage dessous ", en général, on soulève son vis-à-vis. Là, Balla Gaye 2 a plutôt " culbuté " Ousmane Diop qu'il " a obligé à se mettre sur la pointe des pieds ", selon le DTN de la lutte.

Du grand art ! Et pour Abdou Badji, cette prouesse technique du protégé de Balla Gaye bat en brèche l'idée fortement répandue selon laquelle " les lutteurs forts utilisent principalement leur force face à des plus " faibles " qu'eux. Balla Gaye 2 a simplement lutté techniquement ". La preuve, presque aucun coup de poing n'a été décoché. L'héritier de Double Less, lui, a encore brillé par sa sérénité et son humilité après cette superbe démonstration. " Seul Dieu est grand ", a-t-il clamé non sans rappeler toutefois avoir déjà usé de cette technique pour venir à bout d'autres adversaires. Pour lui, l'expérience ne se mesure pas à l'âge du lutteur, mais à son vécu. C'est à peine s'il n'ajoute pas " à ses gènes ", puisqu'il s'est plu à rappeler ce que presque tout le monde sait ", " je suis fils de lutteur ". Et pas de n'importe lequel. Double Less avait été un immense champion dans les années 80, tant des arènes sénégalaises que des tapis africains et internationaux. Il aurait également pu ajouter qu'il est l'homonyme et élève d'un autre champion, Balla Gaye, ancien chef de file de l'Ecurie du Walo et fondateur de l'Ecole de lutte Balla Gaye. Mais, c'est celui-ci qui a plaidé en sa faveur. " Ce garçon a appris à lutter. Il a fait ses classes comme un écolier qui fait son cursus sur les bancs ", a-t-il déclaré.

En tout cas, ç'aurait été, dimanche dernier, un examen de passage, Balla Gaye 2 aurait décroché la mention Très Bien. Ce garçon, on en entendra parler. " Il faut juste prier pour lui ", a demandé son mentor. Alors, prions !


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# Posté le lundi 10 mars 2008 09:24

LUTTE SÉNÉGALAISE L'OURAGAN GRISE BORDEAUX

LUTTE SÉNÉGALAISE L'OURAGAN GRISE BORDEAUX


Source: l'Observateur


Paru le Lundi 10 Mar 2008


L'Ouragan de Pikine a encore soufflé. Et cette fois-ci, très fort. Au point que Fass n'a pas pu faire face. Emportant sur son passage Gris Bordeaux, qui n'a été que l'ombre de lui-même. En deux temps trois mouvements, il s'est retrouvé à terre, avec les quatre fers. Suffisant pour que l'arbitre siffle la fin du combat. Constatant la victoire de Balla Bèye 2.

Les amateurs l'ont attendu pendant longtemps, ils l'ont eu hier. Le face-à-face entre Balla Bèye 2 et Gris Bordeaux a tenu toutes ses promesses. Chaque lutteur a donné le meilleur de lui-même. Mais dans la confrontation, Baboye a fait étalage de toute sa classe et de la panoplie qui est à sa disposition. Même s'il y a eu un goût d'inachevé, la journée d'hier a été une grande fête, avec un stade Léopold Sédar Senghor plein aux trois quarts. Les deux lutteurs ont ouvert les hostilités dès le coup de sifflet de l'arbitre, avec un échange de coups de poing qui a permis à chacun d'obtenir une prise. Balla Bèye, très lucide, a essayé par deux fois, de se saisir du pied de Gris Bordeaux. Qui a esquivé la charge. Puis, ce fut un round d'observation, avant que Balla Bèye 2 n'essaie une nouvelle fois de placer quelques coups de poing. Ce fut alors le moment choisi par Gris Bordeaux pour le charger. Emporté par son élan, il est propulsé à terre par Baboye. Il s'en est suivi une chute incontestable, puisque le lutteur de Fass s'est retrouvé avec deux mains et deux genoux à terre. Dans la sportivité, les deux camps se séparent. Déjà dans la bataille psychologique, il y a eu des moments intenses.

La bise

Dans l'enceinte, les deux lutteurs ont fait montre d'un bel esprit. Quand Balla Bèye 2, après avoir fait toute sa préparation, s'est dirigé vers Gris Bordeaux pour le regarder dans le blanc des yeux et lui demander de venir en découdre pour lui, le champion «fassois» lui a répondu par une bise. Ce qu'il a répété une seconde fois, avant de passer aux choses sérieuses.

Le show de Zoss

La journée d'hier a été pour Zoss l'occasion rêvée de venir défier Bathie Séras devant tout le monde. Quand ce dernier a foulé la pelouse pour un tour d'honneur, le lutteur des Parcelles assainies est lui aussi descendu pour faire son show. Après un tour de terrain avec tout le show qu'il effectue à chacune de ses sorties, il a ravi la vedette à tout le monde. Le public, très sensible, s'est laissé aller dans d'interminables applaudissements.

Les préliminaires

«Yawou Dial», une fois de plus, a pris le dessus sur son éternel rival, «Gaïndé», qui n'a été que l'ombre de lui-même. Boy Pikine également, a battu Boy Takhou Mbour. Et, Boy Sèye 2 a disposé de Youssou Diène 2. Enfin, Boy Hlm a terrassé Djiby Ngom.


Autre article:


source: Le Soleil
LUTTE - EN TRIOMPHANT DU « TIGRE » GRIS BORDEAUX HIER A l.S.S : Balla Bèye étale sa grande classe


Le "mbarodi" de Pikine est en passe de se bâtir une réputation de bourreau des "gros bras". Il doit cet exploit à sa témérité, à la limite suicidaire, en acceptant de payer de sa personne pour triompher face à un adversaire qui voit ainsi son rêver de se frotter au "Roi" des arènes se briser sur la pelouse du stade Léopold Sédar Senghor. Ce "privilège" reviendra finalement à son tombeur Balla Bèye 2 qui retrouverait ainsi un adversaire qui l'a battu le 10 juin dernier. Un promoteur s'est déjà engagé à organiser cette revanche. A moins que Moustapha Guèye, le "Tigre" de Fass ne veuille laver l'affront.

"Balla Bèye est le lutteur le plus dangereux de l'arène". En tenant ces propos lors d'une rencontre avec la presse, peu avant le combat, Gris Bordeaux ne semblait pas si bien dire. Hélas, il en a fait les frais hier au stade Léopold Sédar Senghor, après avoir épuisé tout son registre technique. Il est vrai que Balla Bèye 2 n'est pas né de la dernière pluie. Une fois de plus, l'expérience à fait la différence.

Le premier constat à l'apparition des deux lutteurs a été l'embonpoint de Gris Bordeaux qui, visiblement avait pris du poids. Contrairement à son adversaire. Moralité : la rapidité d'exécution du Fassois en a pris un coup et Balla Bèye en lutteur expérimenté en a profité dans l'ultime action qui lui a valu la victoire.

Gris Bordeaux est arrivé à Léopold Sédar Senghor à 16H 30 escorté par tous les ténors de l'écurie Fass dont Mbaye Guèye, Moustapha Guèye, Balla Diouf, Forza et autres Boy Nar. Fidèle à son habitude, il a exécuté son "touss" avec son rythme favori à la grande joie de ses très nombreux supporters qui, par moment, noyaient proprement ceux de Gris Bordeaux. Comme lors de son combat contre Bombardier, à Demba Diop, la saison dernière. Il sera suivi quelque 20 minutes plus tard par son adversaire accompagné par les membres de l'écurie Haal Pular dont Malal Ndiaye. Ses supporters, tous habillés de tee-shirt à son effigie, l'ont accueilli avec force ovation et chants à la gloire du "mbarodi" (le lion). Le ton était déjà donné et la température monta d'un cran avec un Gris Bordeaux affichant la grande forme. Et certains amateurs et confrères de relever que le second de Moustpaha Guèye paraissait plus prêt au plan physique.

La période d'échauffement fut aussi bruyante avec des courses du Fassois dont chaque apparition lui valait une grande ovation venant de ses nombreux supporters. Quant à Balla Bèye 2, il se fera très discret durant cette période d'avant-combat, sans doute conscient de l'enjeu et de l'importance du combat.

Après les combats préliminaires qui ont couronné Yawoudial, Boy Pikine, Boy Sèye 2 et Boy HLM, il ne restait plus que le combat-vedette Gris Bordeaux-Balla Bèye 2. Comme prévu, l'environnement psychologique (le mystique) a eu sa place ; tout y était peu avant le coup d'envoi : une panoplie composé d'un miroir, d'une torche (en plein jour), d'eaux bénites, de poudres et autres talismans. Entourés de leurs accompagnateurs (deux par lutteurs), les deux vedettes du jour se plieront à cette pratique avant de se faire face à 18 h 40.

Le tournant du combat

Au coup de sifflet libérateur de l'arbitre, les choses allèrent très vite par le faits de Gris Bordeaux qui semblait vouloir prendre le combat à son compte. Force est de reconnaître que Balla lui opposera une résistance farouche, malgré les coups encaissés. A partir de cet instant, le doute s'empara du Fassois qui vit sa prise favorite déjouée avec succès par le Pikinois qui a sans doute travaillé cette parade à l'entraînement. S'ensuivit une période d'observation mise à profit par les deux antagonistes pour imaginer une prise fatale. La seconde tentative de Gris Bordeaux de venir à bout de son adversaire sera tout aussi musclée. Une fois de plus, Balla Bèye s'en sortira sans grand dommage. Dès lors le doute s'empara du Fassois qui certainement ne s'attendait pas à autant de résistance de son adversaire. Finalement, aussi bien lui que tout le monde seront édifiés la minute d'après sur le registre technique de Balla Bèye 2 qui a encore montré une autre facette de son immense talent, en plus de son courage qui frise la témérité. Le Pikinois a payé de sa personne en encaissant des coups pour arriver à ses fins. L'action finale a été du grand art de la part de Balla Bèye 2 : il a pris son adversaire à son propre jeu. Après une charge suivie d'un ramassage de jambes, Gris Bordeaux a vu sa tentative annhilée par le Pikinois qui l'a bloqué en s'appuyant sur lui, réduisant ainsi sa marge de manoeuvre. Son expérience fera le reste. Sentant son vis-à-vis déséquilibré, il accentua sa pression en le poussant vers le bas. Ce dernier se retrouvera à terrel avec trois appuis avant que son céans ne touche le sol, sous l'oeil de l'arbitre qui, après avoir consulté ses deux assistants n'eut aucune peine à déclarer Balla Bèye vainqueur. Fass venait ainsi de perdre son pari de réussir la passe de trois face à un Pikinois.

Retrouvailles Balla Bèye 2 - Moustapha Guèye

Cette défaite de Gris Bordeaux semble avoir donné raison à ceux qui ont toujours soutenu que l'accession du Fassois était un peu trop fulgurante et qu'elle ne reflétait nullement son palmarès dans l'arène. Toujours est-il que ce revers marque un coup d'arrêt dans sa progression vers le sommet dont l'objectif déclaré, au sortir de son combat (en cas de victoire), était de faire face au "Roi" des arènes, Yahya Diop Yékini. Balla Bèye s'est mis au travers de son chemin en le renvoyant à ses études. Cette victoire du Pikinois doit déboucher inéluctablement sur des retrouvailles Moustapha Guèye-Balla Bèye 2 qui constituera, sans doute, un autre sommet de l'arène. A moins que le "mbarodi" ne veuille prendre sa revanche sur son tombeur du 10 juin dernier. Un promoteur est disposé à organiser ce choc, en cas d'accord des deux protagonistes.



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# Posté le lundi 10 mars 2008 10:25

Modifié le lundi 10 mars 2008 13:10

La lutte au Sénégal

La lutte au Sénégal
La lutte sénégalaise
La lutte est un sport très prisé par les Sénégalais. C'est même le sport national.Elle reste le sport traditionnel par excellence et bénéficie d'un engouement particulier depuis l'avènement de la génération « Boul Fallé » avec Mouhamed Ndao, allias Tyson.
La lutte était autrefois une fête rythmique qui intervenait après une récolte abondante chez les Sérères, après une bonne pêche chez les Lébous. Elle permettait, tout en se divertissant, de mesurer la valeur et l'adresse des guerriers. Des tournois de lutte étaient organisés pour déterminer le champion du village entre les localités voisines.

La lutte traditionnelle a fait place à la lutte avec frappe, qui s'est professionalisée. Elle est dirigée depuis une quinzaine d'années par un CNG (comité national de gestion de la lutte) qui a mis de l'ordre dans un milieu réputé très indiscipliné. Les écuries se sont progressivement substitués aux villages.

La lutte se déroule dans un cercle délimité par des sacs de sable. Les deux lutteurs se mesurent et chacun essaie de terrasser son adversaire. Le premier qui met ses quatre appuis au sol, qui se couche sur le dos entre autre est déclaré perdant.


Les« Bakk » consistnte à chanter ses prouesses en vue d'intimider l'adversaire et de séduire son public en dansant au rythme du tam-tam. Les griots poussent les lutteurs à se surpasser en chantant leurs éloges.Ils sont effectués par le ballet de l'écurie. Habillées en tenue traditionnelle, des femmes cantatrices chantent, foulard au vent durant toute la durée de la lutte.

La préparation mystique est fondamentale. Le rôle du marabout est de protéger le lutteur contre le mauvais sort et contre les génies qui apprécient particulièrement les héros. Les incantations et les formules magiques aident à la victoire.

Les « xons » : les gris-gris des lutteurs
Quel serait l'intérêt d'un combat de lutte sans son cérémonial, son attirail de rituels et de croyances qui donnent à l'évènement toute sa substance, toute sa tension, sa magie ? Au Sénégal, le « xoon » (ou « xoromsi », « xondiomes »), héritage bien vivant de croyances animistes, n'est pas un folklore mais un véritable fait de société.

Qu'on y croit ou non, pratiques obscures pour les uns, hygiène de vie pour les autres, ces rituels magico religieux font partie du quotidien. Certains esprits des plus rationnels reconnaissent qu'ils y croient, chacun a au moins un exemple pour témoigner de l'existence de tel ou tel procédé surnaturel.


Mis à jour le 14 septembre 2007

Papa Abdoulaye Der, avec :
au-senegal.com
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# Posté le lundi 10 mars 2008 11:06

Modifié le lundi 10 mars 2008 11:30

Yékini, la légende vivante de la lutte sénégalaise. Lutteur invaincu depuis dix ans

Yékini, la légende vivante de la lutte sénégalaise. Lutteur invaincu depuis dix ans

Nom Diop, prénom Yakhya alias Yékini. Age 32 ans, mensurations : 1m92 pour 130 kg. Signe particulier : lutteur hors pair qui agrippe et jette ses adversaires à terre en souriant. Palmarès de 1997 à 2006 : 14 combats, 14 victoires. Que dire de plus si ce n'est qu'il est le maître par excellence de la lutte sénégalaise. Bienvenue dans l'antre de la terreur des arènes, qui nous parle de sa carrière sportive inégalable.
NOTE DE L'EDITEUR DU BLOG:
Yékini a disputé entre temps 2 combats, 1 nul devant Tapha Guèye et 1 victoire face à Balla Bèye 2.
Aussi l'écurie Ndakaru dont il est le chef de file a connu des départs.

Qui peut se targuer d'avoir terrassé et accrocher à son tableau de chasse les lutteurs les plus prestigieux tels que Bombardier ou Tyson, si ce n'est Yékini ? La liste de ses victimes est longue : Kadd Gui, Pouye, Pape Cissé , Mor Nguer, Mohamed Ali, Balla Bèye, Khadim Ndiaye, Baye Fall, Mor Fadam, Lac de Guiers... Surnommé « Le Grec » par certains experts pour sa maîtrise et sa connaissance de la lutte gréco-romaine, mais aussi de la lutte avec frappe, il est le pilier de son écurie Ndakarou et chouchou des amateurs du cercle ensablé de la lutte sénégalaise. Il demeure pour l'heure invaincu depuis presque une décennie. Tel César il est venu, il a vu et il a vaincu.
Afrik.com : D'où vous vient votre pseudo ?
Yékini : Je le tiens de mes amis qui m'ont surnommé ainsi car, dans les années 92, je jouais au football et on disait que j'avais la même morphologie que cet attaquant nigérian du nom de Yekhini. Plus tard en me mettant dans la lutte, j'ai gardé ce pseudonyme.

Afrik.com : Vous avez pratiqué la lutte gréco-romaine. Avez-vous un palmarès dans cette discipline ?
Yékini : En 1999, à Johannesburg (Afrique du Sud) dans le cadre des Jeux Africains, j'ai décroché une médaille d'argent en lutte gréco-romaine. J'ai également remporté plus de 7 médailles d'or en tant que champion d'Afrique pour des compétitions qui ont eu à Niamey, Cotonou ...J'ai été deux fois meilleur lutteur africain des plus de 130 kg.

Afrik.com : Après avoir battu Bombardier à deux reprises, le 28 mars 2004 et le 14 mai 2005, et Tyson, le 1 janvier dernier, revendiquez-vous le titre de Roi de l'Arène ?
Yékini : Pour ma part, nul besoin de réclamer le titre de Roi de l'arène, car cela va de soi. Le titre me revient de droit pour avoir battu mes adversaires Bombardier et Tyson qui font partie des poids lourds de ma catégorie. Et je reste le champion toute catégorie confondue. D'autre part, je dois recevoir le Lion d'or 2005, de la part du président Wade, prix du meilleur sportif de l'année. Distinction votée à l'unanimité par les gens de la presse.

Afrik.com : Pourquoi un combat contre Tyson a mis tant de temps à être programmé ?
Yékini : Tyson a longtemps retardé l'échéance et l'éventualité d'un combat contre moi, mais après avoir battu tous mes adversaires il n'avait pas d'autre choix que de m'affronter étant donné que nous ne nous étions jamais rencontrés. Et l'issue de notre rencontre vous la connaissez.

Afrik.com : Avant et pendant le combat contre ce dernier, avez-vous été inquiété par votre adversaire ?
Yékini : Disons comme dans tout combat, la pression est toujours présente, mais une fois que le coup de sifflet de l'arbitre retentit, il faut en découdre.

Afrik.com : Votre victoire sur Tyson a été sans appel. La fête n'a-t-elle pas été amère étant donné qu'il y aurait eu un mort suite aux célébrations ?
Yékini : Concernant cette nouvelle liée à un décès suite à ma victoire, cela reste une rumeur mais les faits restent infondés. Mais si tel était le cas, un accident ayant entraîné la mort d'un jeune dans cette ambiance de liesse générale, je serais attristé et je compatirais sans aucun doute à cet évènement tragique.

Afrik.com : 1997 à 2006, presque une décennie de victoires (14 sorties et 14 victoires)... La défaite vous fait-elle peur ?
Yékhini : Peur non ! Car je considère, en tant que sportif, qu'on ne peut pas être éternellement au sommet dans son art. La compétition sportive vous fait et vous défait. Et si une défaite devait m'arriver, je prendrais cela comme le destin. Néanmoins, je travaille dur pour que cela ne m'arrive pas jusqu'à mon retrait de l'arène.

Afrik.com : En parlant de retraite vous y pensez ou êtes-vous encore dans le cercle pour longtemps ?
Yékini : Pour le moment je suis bel et bien présent comme lutteur et j'ai de beaux jours devant moi. Je suis dans une belle forme, et je suis sur le point d'avoir 32 ans.

Afrik.com : Donc d'autres combats à l'horizon ?
Yékhini : Certainement et je l'espère.

Afrik.com : A propos de combat, comment faites-vous pour garder votre sourire avant chaque combat et lorsque vous jetez vos adversaires avec ironie à terre ?
Yékini : La pression est tellement forte avant chaque affrontement qu'il est préférable pour ma part de sourire et d'être relâché, sinon cela risque d'être trop lourd à gérer comme tension. Ainsi par cette décontraction mentale, je suis à même de donner le meilleur de ma technique au combat pour remporter la victoire. C'est une méthode qui me réussit et que je continue de pratiquer (rires).

Afrik.com : A combien estimez-vous votre prix pour honorer un combat ?
Yékini : L'organisation du tournoi de gala contre Tyson a coûté plus de 200 millions Cfa (305 000 euros) au promoteur mais mon cachet et celui de mon adversaire était de 60 millions pour chaque lutteur (91 000 euros).

Afrik.com : Considérez-vous Tyson comme un éventuel adversaire pour une revanche ?
Yékini : Il est probable que cette revanche puisse avoir lieu, mais on prendra le temps de laisser aux lutteurs désireux de se mesurer à moi de pouvoir avoir leur chance de me défier. Je n'ai pas envie que le cercle des combattants poids lourds tels que Bombardier, Tyson et moi-même, soit toujours le même, donc fermé aux autres chalengeurs potentiels.

Afrik.com : Comment vous entraînez-vous ?
Yékini : De manière générale, je fais du jogging le matin et le soir au sein de l'équipe, je suis un programme de musculation, suivi de séances de boxe anglaise et de lutte traditionnelle avec mes coéquipiers.

Afrik.com : Vous entraînez-vous parfois à l'étranger avant un combat important comme celui contre Tyson ?
Yékini : Oui ! Cela arrive parfois. Et les séjours d'entraînement se font soit en France soit aux Etats-Unis dans la ville de New York. Un séjour qui peut aller d'un mois à un mois et demi. Dans le cas du combat avec Tyson, ma préparation a pris plus de quatre mois et je me suis rendu à New York. Les sponsors nous aident parfois à financer ces entraînements à l'extérieur du Sénégal.

Afrik.com : Quelle est votre préparation mystique avant un combat ?
Yékini : La part mystique fait partie de notre patrimoine culturelle. Ce sont des cérémonies que j'ai trouvées dans la sphère de la lutte et que je perpétue. Il y a aussi des guides spirituelles dont vous êtes proche qui prient pour vous afin d'essayer de vous garantir la victoire sur votre adversaire. En revanche, il existe d'autres personnes que vous ne connaissez pas forcément qui vous adressent des prières de réussite dans l'arène. Et évidemment vous ne manquerez pas de les rétribuer en signe de reconnaissance.

Afrik.com : A l'heure actuelle, votre écurie Ecole d'Elite Ndakarou compte-t-elle en son sein des prodiges capables de vous succéder ?
Yékini : Notre structure compte 40 lutteurs et il y a quatre lutteurs dont Cheikhou Diene, Yékhini Junior, Youssou Ndour et Alain Ndoye, pour ne citer qu'eux, qui figureront, si le temps leur donne raison, parmi les futurs grands combattants d'ici trois à quatre ans. Ces quelques membres de mon écurie ont un potentiel sportif indéniable.

Yékini: La classe et l'efficacité !



Yakhya Diop "Yékini" est devenu, depuis hier, le "Roi des arènes", en terrassant le chef de file de l'écurie Bul Falé, Mohamed Ndao "Tyson". Un succès qui ouvre une nouvelle page de l'histoire de la lutte sénégalaise avec frappe.
Le jour de l'an restera longtemps gravé dans les annales de la lutte sénégalaise. Après qu'Action 2000 est parvenu à monter le combat entre Mohamed Ndao "Tyson" et Yakhya Diop "Yékini" doté du drapeau feu Ndongo Lô, c'est un spectacle riche en couleur et en spectacle que les amateurs de lutte avec frappe ont vécu, hier, au stade Léopold Sédar Senghor. Le verdict attendu depuis plusieurs mois est finalement tombé hier. L'affrontement entre Mohamed Ndao "Tyson" et Yakhya Diop "Yékini", a finalement tourné à l'avantage du second.
Plus serein que son adversaire du jour, avant et durant le combat, Yékini a, une fois de plus, fait parler sa classe et son efficacité. A un aucun moment, le chef de file de l'écurie Ndakaru n'a affiché quelconques inquiétudes. Arrivé le premier, bien avant l'heure, au stade, il sera le premier à se présenter à l'appel de l'arbitre. Son adversaire du jour était pourtant d'une grande classe. Mais les choses sont allées aussi vite que l'éclair.

Après un premier round d'observation, Tyson semblait plus agressif que son adversaire. Il sera d'ailleurs le premier à chercher à tromper la vigilance de Yékini, sans y parvenir. Ce dernier était bien sur ses gardes. La deuxième tentative ne sera pas la bonne non plus.

Décidé à le faire bouger pour déclencher une offensive, Tyson tentera plusieurs fois d'obtenir une ouverture, sans y parvenir. Le chef de file de l'écurie Ndakaru avait décidé de ne pas tomber dans son piège, préférant plutôt recevoir un avertissement de l'arbitre.

La troisième charge sera la bonne. Après plusieurs tentatives, sans succès, Mohamed Ndao "Tyson" décide finalement de changer de stratégie. Doté d'une terrible frappe, il déclenche une droite. Mais elle sera stoppée de justesse par Yékini. Ce dernier répond aussitôt à la charge de son adversaire. Le combat est lancé. Les deux mastodontes quittent le milieu de l'arène et se dirigent alors vers les sacs de sable qui bordent l'arène. A la suite d'un deuxième échange de coups de poings, les deux gladiateurs en viennent au contact. Le coup de poing qu'assènera, à cet instant précis, Yakhya Diop "Yékini" fera mouche. La preuve sera donnée quelques secondes plus tard. L'ancien champion olympique enclenche une prise qui envoie le chef de file de l'écurie "Boul Falé" au sol. Tel un taureau, Tyson s'écroule de toute sa masse sur la pelouse. Yékini n'avait même pas eu besoin de l'accompagner dans sa chute.

Yékini venait d'infliger à Mohamed Ndao Tyson son deuxième revers de sa carrière. "J'avais dit que le combat au sol n'était pas une force de Tyson. On l'a vu aujourd'hui. Yékini a été plus technique", fera remarquer Moustapha Guèye.

Avec sa seconde défaite, Mohamed Ndao en est-il à sa dernière apparition dans l'arène sénégalaise ? Ce n'est pas l'avis de Moustapha Guèye : "Il n'y a point péril en la demeure. Tyson n'est pas le premier à connaître la défaite. Il a encore des choses à prouver dans l'arène. Aujourd'hui, ce n'était pas son jour. C'est cela le charme du sport. Il y a des hauts et des bas", pense fair play, le "Tigre de Fass".

Avec ce nouveau revers, Tyson risque d'être relégué au second plan. Pour un prochain adversaire, celui qui a fait les beaux jours de l'arène sénégalaise devra forcément faire avec l'arrière cour, composée de Khadim Ndiaye, Moustapha Guèye et autres Lac de Guiers. Serigne Dia "Bombardier" qui a battu Tyson optera plutôt pour une revanche sur Yékini, le "Roi des arènes". D'ailleurs, tel est le souhait d'Action 2000. Avec quatorze victoires en autant de sortie, Yakhya Diop peut se targuer désormais du titre de "Roi des arènes", sans se faire un sortie. C'est une nouvelle page de l'histoire de la lutte sénégalaise qui vient de s'ouvrir.

Source walfadjri



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# Posté le lundi 10 mars 2008 12:41