Judo - 10è édition du tournoi international de Saint-Louis : Les Tunisiens au-dessus du lot

Judo - 10è édition du tournoi international de Saint-Louis : Les Tunisiens au-dessus du lot

Source: Le Soleil

Saint-Louis : « Meilleure équipe du tournoi : Tunisie ! » C'est sans surprise que le speaker officiel du 10è tournoi international de judo de Saint-Louis l'a annoncé, hier après-midi, à la fin des joutes, au Complexe Didier Marie de la Capitale du Nord. Et pour cause : 3 médailles d'or (Sassi en - 73 kg, Jaballah en + 100 kg et Merghani en - 76 kg) et 1 d'argent (Guesmi en - 70 kg) pour 4 combattants déplacés, il était assurément difficile de faire mieux. Même l'hôte de l'épreuve, l'Institut des Sports de St-Louis, souvent maître à domicile, a dû se contenter d'accessits ... avec les titres de Meilleur combattant pour Mamadou Ndiaye (- 66 kg) et de Meilleure combattante pour Fary Sèye (- 63 kg).

Mais, pour l'essentiel, les joutes ont été d'assez belle facture avec beaucoup d'engagement même si « les combattants ont généralement des lacunes techniques », selon Larbi Benboudaoud, ancien champion du monde et d'Europe (1999) et vice-champion olympique (2000) chez les - 66 kg. Aujourd'hui et demain donc, il anime un stage au cours duquel il mettra un accent particulier sur ces insuffisances propres, selon lui, au judo africain. Et c'est vrai que durant ce week-end, les combattants avaient à c½ur de bien se comporter pour prendre l'ascendant sur leurs futurs probables adversaires lors du championnat d'Afrique de judo, au mois de mai au Maroc. Et du spectacle, il y en eut par moments comme sur le superbe ippon, hier après-midi, de l'ivoirien Roméo Koné sur le Nigérien Sittou, en finale des - 90 kg. De l'émotion aussi, avec Bara Ndiaye (- 100 kg) qui quelques jours après avoir perdu ses deux enfants dans l'incendie de Liberté VI, a tenu à faire le déplacement, à se battre et à décrocher la médaille d'or. Ce qui lui a valu le respect de toute la salle. Et également à l'évocation de la vie des parrains (Me Lamine Guèye, E.H. Amadou B. Sy, Adja Ami Ka et Adja Fatou Yelli Diagne Sène). La solennité était également au rendez-vous, notamment lorsque M. Soumaîla Cissé, le président de la Commission de l'UEMOA et invité d'honneur de la manifestation, a été fait, samedi, Officier du Mérite sénégalais.

Les hommes politiques de tout bord ainsi que la famille du sport ont répondu à l'appel d'Ababacar Fall dit Mbaye Boye, l'initiateur du tournoi. Ce qui a conféré à cette 10è édition, un éclatant succès populaire.

Les résultats :

+ 78 kg : 1ère Baazizi Salima (Mar) ; 2ème Raky Boly (Amajelo) ; 3ème : Mously Mbaye (Douanes)

78 kg : 1ère Merghani Hana (Tun) ; 2ème Aïcha Thiam (DUC) ; 3ème Eva Mari Corréa (DMD)

70 kg : Jacqueline Faye (DUC) ; 2ème Guesmi Rahma (Tun) ; 3ème Kouassi

63 kg : 1ère Fary Sèye (ISS) ; 2ème Aïssatou Ndiaye (DUC) ; 3ème Judith Houkpevi (DUC) et Absa Konté (SDE)

73 kg : 1er Sassi Safidine (Tun) ; 2ème Amadou Zerbo (ASFA) ; 3ème Adama Keïta (Mali) et Ibrahim Méité (CIv)

66 kg : 1er Mamadou Ndiaye (ISS) ; 2ème Elie Gbatte (CIv) ; 3ème Seydou Traoré (Mali) et Elie Norbert (Mad)

60 kg : 1er Cheikh Sadibou Ndiaye (ASFA) ; 2ème Souma Mounkaïla (Nig) ; 3ème Babacar Samb (ISS) et Moustapha Diagne (ISS)

81 kg : 1er Jago Matthew (Afsud) ; 2ème Dominique Diabone (ASFA) ; 3ème Seydou Sané (SDE) et Hamidou Konaté (Club Marcq)

90 kg : Roméo Koné (CIv) ; 2ème Sittou Souley (Niger) ; 3ème Ali Diallo et (Mali) Hamidou Konaté

100 kg : 1er Bara Ndiaye (ASFA) ; 2ème Malik Niandou (Nig) ; 3ème Mamadou Diallo (Duc)

+ 100 kg : 1er Jaballah Fayçal (tun) ; 2ème Samba Ngom (ISS) ; 3ème Kanté Lassana (Mali) et Ali Bensallah (Lib)

52 kg : 1er M. Randriamala (Mad) ; 2ème Ebrottié Nda (CIv) ; 3ème Hanane Kerroumi (Mar) et Peinda Diène

57 kg : Oyama Honorine (Con) ; Zouleiha Dabone (CIv) ; 3ème Sophie Ndiaye (ISS) et F. Raliterasolo (Mad)


B.K. N.( envoyé spécial)

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# Posté le lundi 10 mars 2008 13:16

Tyson fuit et met fin à son mythe.

Tyson fuit et met fin à son mythe.
LUTTE : Victoire de Bombardier sur Tyson apres la fuite du dernier

Serigne Dia dit Bombardier a été désigné vainqueur du combat qui l'a opposé, à Mohamed Ndao dit Tyson apres la fuite de son adversaire , alors que l'arbitre a demandé aux deux lutteurs de revenir sur le champ de bataille, Tyson s'est simplement frayé un chemin parmi les officiels, la sécurité et les journalistes avant de monter dans sa voiture 4X4 pour bouder le combat. L'arbitre a donné la victoire à Bombardier qui est resté dans l'arène.

Interrogé sur la question, le président du CNG de lutte, la structure en charge de la gestion de la lutte au Sénégal, le Dr Alioune Sarr, a confié que le CNG va se réunir lundi pour « donner suite à cette affaire » et « prendre des décisions ». Invités à en découdre dans ce qui reste le combat le plus cher de l'histoire de la lutte sénégalaise avec un cachet global de 140 millions de francs CFA, à raison de 70 millions de francs CFA pour chacun des deux lutteurs.C'est la deuxième victoire de « Bombardier » sur « Tyson » après celle obtenue, le 25 décembre 2002, devant le même adversaire à qui il avait infligé sa première défaite de sa carrière.Le combat s'est tenu au stade Léopold Sédar Senghor devant 50.000 spectateurs.

"La lutte avec frappe ne mérite pas ce genre de comportement surtout venant d'un grand champion comme Tyson'', a déclaré l'ancien président des managers de lutte, Jacques Diène.

Pour le manager de lutte, ''la lutte a fait des progrès tels, ces derniers temps, qu'on n'imaginait pas voir ces genres d'attitude'', a-t-il insisté.

Après un premier corps à corps qui a duré une trentaine de secondes et qui s'est terminé dans la confusion, Mohamed Ndao Tyson a préféré quitter l'enceinte et prendre sa voiture avec les siens alors que les arbitres demandaient les deux lutteurs à poursuivre.

Jacques Diène souhaite tout simplement que ''les autorités de la lutte prendront les sanctions nécessaires pour décourager un tel comportement qui n'encourage pas la lutte sénégalaise''.

A la décharge des managers et des encadreurs des lutteurs, il avance que ''le lutteur est seul juge dans un tel comportement''.

L'ancien champion de lutte, Balla Gaye estime que ''dans mon école, personne n'osera avoir un tel comportement''.

''Il faut que les lutteurs aient du respect pour les amateurs, les téléspectateurs mais aussi tous les responsables qui ont pris de leur temps pour suivre cette manifestation'', a-t-il indiqué, estimant que ''ce genre de comportement est préjudiciable à la lutte dans sa globalité''.

Balla Gaye a rappelé que son protégé Balla Gaye 2 avait été victime d'un mauvais jugement des arbitres lors d'un précédent combat. ''Mais nous lui avons demandé de revenir et il est revenu et a lutté comme si de rien n'était'', a-t-il ajouté.

''C'est ce genre de comportement qu'on doit attendre des lutteurs'', a-t-il insisté.

Plusieurs spectateurs qui étaient visiblement des supporters de Mohamed Ndao Tyson qui commentaient le combat alors qu'ils se dirigeaient vers la porte de sortie du stade Léopold Sédar Senghor ne comprenaient pas aussi ''du tout l'attitude de leur champion''.
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# Posté le lundi 10 mars 2008 13:33

Mohamed Ndao “Tyson” : Le prédestiné Mohamed

 Mohamed Ndao “Tyson” : Le prédestiné Mohamed
Dans le ciel mouvementé de la lutte pikinoise apparaît, à l'aube de l'année 1995, un oiseau rare aux signes précurseurs. Le chant est porteur d'une nouvelle parole : rompre avec l'esprit dégingandé du lutteur pikinois et réinventer un lutteur des temps modernes, plus porté vers le business qu'aux batailles de rue dans les entrailles de la Seras. A la témérité légendaire et parfois aveuglante, «Tyson» substitue une sérénité clairvoyante. Le style de Mohamed Ndao rompt d'avec la lignée des grands lutteurs de Pikine du mythique Pape Diop au terrible Balla Bèye I. Pourtant, Mohamed Ndao lutteur est né entre les mains de ces deux «icônes» de la lutte avec frappe.

C'était un soir de 1995, le jeune homme accompagnait son chef de file Balla Béye qui devait en découdre avec Zale Lô. Ce jour-là, le gaillard d'un 1m,95 avait réveillé, rien que par son physique, la curiosité des amateurs. C'est ce soir de crépuscule que l'hirondelle prend son envol. Et comme en lutte, on est superstitieux, c'est sûrement un signe. Signe d'une fin, d'une rupture. Signe surtout d'un nouvel élan... Mohamed Ndao, à la vitesse du météore, allait à la conquête du septième ciel de la lutte. Il veut être «dieu». Pour ce faire, il «tue» les «dieux vivants» de l'aréne.

Tapha Guèye, Manga II, Mohamed Aly, Mor Fadam, tous passent à la trappe. Tyson a du feu dans les poings. Et comme un dinosaure, des ailes de feu. Très tôt, Mohamed Ndao Tyson comprend que ses ambitions se conjuguent difficilement avec l'esprit et le cadre de l'écurie Pikine. Il prend ses distances et rompt d'avec le tumulte de Pikine dès sa seconde victoire. Un nouvel esprit est né : le «Buul Falé». C'est un brin de désinvolture, un tantinet d'insouciance et surtout une grosse part de confiance en soi, un travail physique forcené et une référence aux Yankees avec le drapeau à la bannière étoilée. La recette est nouvelle dans l'aréne. Mais elle marche à vau-l'eau. L'aréne sénégalaise s'en trouve tout étonnée et transfigurée, mais tombe tout de même sous le charme du lutteur de Piki.. pardon de Médina Baye, la nouvelle référence.

“Tyson” impose son feeling à l'arène, rompant avec les archaïsmes chevillés aux flancs de la lutte avec frappe. Il prépare minutieusement ses sorties. Et contrairement aux habitudes du milieu, s'entoure d'un staff instruit et aux compétences managériales certaines. La clé de sa réussite, selon Abdoul Aziz Mbaye. «Tyson a toujours été très bien conseillé», indique doctement le secrétaire général des amateurs de lutte.

Les entrées du lutteur sont des chorégraphies d'ensemble bien pensées, préparées et exécutées avec une maestria exceptionnelle. «Tyson» s'impose des vertus jusqu'ici inconnues dans l'aréne. Il est d'une ponctualité irréprochable, d'une maîtrise exceptionnelle, impose une discipline toute sportive à sa garde rapprochée et respecte ses contrats à la virgule près. Le «prophète» du «Buul Falé» balaie les Balla Bèye, Pape Diop et autres dans les reliques de l'histoire récente de la lutte pikinoise. La banlieue l'adule, le pays l'intronise «dieu de l'aréne».

Mohamed Ndao “Tyson” est élevé au statut de modèle. Il cristallise l'espérance de milliers de jeunes qui ont pris d'assaut les plages et les terrains sablonneux de la banlieue avec un seul mot à la bouche : «jaapp mba dé». De cette sorte d'image succédanée qui veuille que le lutteur (surtout pikinois !) soit un rustre, sans civilités ni finesse, Tyson en fait une anti-valeur en se donnant des airs de play-boy, d'un gentleman rarement pris à défaut dans son rôle de star, d'un homme pieux (talibé de Baye Niass). Le Pikinois s'est découvert un nouveau messager. Il peut bomber le torse pour hurler fièrement : «Je suis lutteur.» Maintenant à Pikine, il se raconte que dans les écoles quand les instituteurs demandent aux jeunes qu'est ce que vous voulez devenir, la réponse fuse : «lutteur... comme Tyson»...

Source: Le Quotidien
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# Posté le lundi 10 mars 2008 13:46

Serigne Dia la révélation,un Bombardier comme cadeau de NOËL.

Serigne Dia la révélation,un Bombardier comme cadeau de NOËL.
Mercredi 25 décembre 2002, stade Demba Diop, 18h41mn
Noël noir pour Mohamed Tyson
Mohamed Tyson, l'enfant terrible de la lutte sénégalaise a été dompté par Bombardier. Un exploit réalisé en 12 secondes. Déséquilibré à la suite d'une reculade, Tyson est tombé. Une chute fatale qui met fin à 7 ans d'invincibilité. Pour beaucoup d'observateurs de l'arène sénégalaise Tyson vient d'échouer à son premier vrai test, Bombardier était le premier lutteur de sa génération qui se dressait sur son chemin. Tyson semble donner raison à ses détracteurs qui ont toujours pensé qu'à l'exception de Tapha Guèye "tigre de fass", le colosse de Ndangane n'avait terrassé jusque là que de vieilles gloires de la lutte au crépuscule de leur carrière.

L'incroyable s'est produit. L'impensable a eu lieu le mercredi 25 décembre. Mohamed Ndao alias " Tyson " a été battu. L'homme que tous les lutteurs sénégalais redoutent et admirent depuis 7 ans a été terrassé. Tyson n'a tenu que quelques maigres petites secondes face à Sérigne Dia dit " Bombardier ". Et le comble, pour celui que les médias ont surnommé " le messie de la lutte ", c'est qu'il s'est presque lui-même offert à son adversaire. Pour éviter le corps à corps que lui imposait Bombardier, Tyson a voulu reculer. C'est alors que son pied gauche a heurté le droit. Déséquilibré, il est retombé sur son postérieur et, au moment où il tentait de se relever, Sérigne Dia l'a poussé des deux mains, afin d'assurer définitivement une victoire éclair
Une victoire facile et rapide

Le sacre de Bombardier a été si facile et si rapide que la majorité des spectateurs du stade Demba Diop sont restés abasourdis. Mais pour comprendre pourquoi la chance a souri au natif de Mbour, il faut remonter aux instants qui ont précédé le combat. Sérigne Dia a d'abord gagné la bataille psychologique. Il a terminé sa préparation mystique le premier et a pris possession de l'arène, avant même la fin du dernier des combats préliminaires, invitant Tyson à venir en découdre. Autre victoire psychologique de Bombardier. Mohamed Ndao, qui avait coutume de toiser ses adversaires, n'a jamais voulu croiser le regard de Serigne Dia. Mercredi, au Stade Mbemba Diop, Tyson avait perdu de sa sérénité bien avant l'appel de l'arbitre Babacar Diop. C'est le début

Noël 2002 restera à jamais dans la mémoire de Tyson comme une journée noire. Une partie de la légende qu'il s'est construite en sept ans s'est effondrée. Une page de l'histoire de la lutte sénégalaise s'est refermée. Cette défaite " inattendue et express " relance l'intérêt de la lutte, ce sport qui est en passe de supplanter le football dans le coeur des Sénégalais.

Papa Abdoulaye DER, avec Afrik.com




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# Posté le lundi 10 mars 2008 14:13

Modifié le vendredi 21 mars 2008 19:28

L'assemblée générale piégée de la fédé du 16 mars 2008

Le remède préconisé par les fédéraux rescapés risque d'être pire que le mal. Le football sénégalais vit un niveau de crise jamais égalé de toute son histoire. Certes, le président de la fédé a rendu le tablier samedi dernier mais mbaye ndoye reste au comité directeur ;en quelque sorte "je sors par la porte mais je peux rentrer par la fenétre"...Cheikh Seck vice président chargé des compétitions internationales a claqué la porte, avant lui Matar Ndiaye Songo président de la commission des finances...Dans une fuite en avant ou une politique de la terre brulée les membres de la fédé qui s'accrochent, ont convoqué pour le dimanche 16 mars 2008 une assemblée générale extraordinaire que des observateurs qualifient d'A.G "piégée", car son objectif est de confirmer l'actuelle équipe par les clubs qui leurs sont favorables....un faux reméde à un vrai probléme qui ne fera qu'exacerber la crise. (suite)
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# Posté le vendredi 14 mars 2008 13:31