Le député Moussa Sy accuse les organisateurs de l'AG extraordinaire d'avoir ''faussé'' la rencontre.

SENEGAL-FOOTBALL-DESACCORD



16-03-2008 19:18 GMT

Dakar, 16 mars (APS) – Le député libéral Moussa Sy, président de l'Union sportive des Parcelles Assainies (USPA, club de division régionale), a accusé les organisateurs de l'assemblée générale extraordinaire de la Fédération sénégalaise de football (FSF) d'avoir ''faussé'' les résultats de la rencontre.



''Je m'incline sur les décisions prises par la majorité des clubs même si je reste convaincu qu'elles ne vont pas dans le sens de mettre fin à la crise'', a expliqué le président de l'USPA qui a assisté à la rencontre tenue dimanche au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES).

Accusant les responsables de la Fédération d'avoir ''manipulé'' les délégués, il estime que tout a été ''faussé'' depuis le début de la rencontre.

Moussa Sy a émis des réserves sur le rapport introductif présenté aux délégués par Momar Ndiaye qui assure la présidence par intérim de la fédération de football après la démission de Mbaye Ndoye.

''Je ne suis pas d'accord avec ce rapport qui refuse de reconnaître la responsabilité de la Fédération dans l'échec de la CAN'', a-t-il dit à l'assemblée des délégués, accusant les responsables de la fédération d'avoir manqué de solidarité pour le président Mbaye Ndoye.

Pour le député libréral, tous les autres membres du bureau doivent faire comme l'ancien président en démissionnant.

Prenant la parole devant la presse à la fin de la rencontre, Moussa Sy, chargé des questions internationales de la Ligue de football de Dakar, a révélé que celle-ci n'a pas respecté la consigne donnée lors de la réunion de son comité directeur.

Une démission colective des membres du CD de la fédération aurait entraîné la mise en place d'une structure d'exception pour gérer les affaires courantes avant la mise sur pied d'une assemblée générale élective.

Selon Moussa Sy, ''ceux qui ont organisé cette AG extraordinaire n'ont jamais eu l'intention de quitter leurs postes''. ''Ils ne visent que des intérêts personnels et partisans. Celui du football ne les intéresse pas'', a-t-il conclu.



SD/ADC
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# Posté le dimanche 16 mars 2008 16:18

BILAN SPORTIF DE L'ALTERNANCE : Wade sème des milliards, récolte des miettes

Des milliards investis. Des résultats spectaculaires. Des infrastructures inexistantes. Cascade de démissions. Valse des ministres. Absence de politique sportive. Le bilan sportif du Sénégal sous le règne de l'Alternance a mi-figue, mi-raisin. Contre à Abdou Diouf, Abdoulaye Wade a investi des milliards dans ce secteur mais il n'a encore récolté que du vent.


Qu'est ce que le régime de l'Alternance a apporté de plus sur le plan sportif depuis sa survenance le 19 mars 2000 ? Huit (8) ans après que l'arrivée des Libéraux à la tête de la magistrature suprême un bilan s'impose.

La première remarque c'est qu'il y a plus d'argent investi comme jamais dans le domaine du sport. Des milliards ont été engloutis dans différentes compétitions comme le football et le basket.

Les performances aussi ont été nombreuses et dans différentes disciplines sportives. D'où la naissance du fameux slogan “Le Sénégal qui gagne“ porté fièrement en bandoulière par le président de la République, Abdoulaye Wade qui s'y appuie pour vanter les mérites de son pays à travers le monde entier.

Le premier résultat a été réalisé par les “Lionnes“ de basket. Les filles de Mbaye Guèye, alors coach, étrennent leur neuvième titre à Alger en décembre 2000. La Der de Mame Maty Mbengue qui dévient ainsi la légende vivante du basket-ball sénégalais.

Suivront dans le désordre, l'athlétisme avec la médaille d'or d'Amy Mbacké Thiam aux championnats du monde d'Edmonton en 2001, de Ndiss Kaba Badji (Jeux africains d'Alger 2007), le judo avec Hortense Diédhiou médaillée d'or aux mêmes joutes africaines, qui imite Gisèle Mendy en 2003 à Abuja. En Taekwondo, Bineta Diédhiou fera de même.

En Lutte, le Sénégal marque d'une empreinte indélébile cette discipline en régnant sans partage dans les championnats d'Afrique aussi bien en individuel qu'en équipe. Au Scrabble avec Ndongo Samba Sylla, en Natation avec Malick Fall, le drapeau tricolore flotte partout.

Mais sans nul doute, c'est avec le football que l'alternance a écrit les plus belles pages de son histoire. Une première qualification dans une phase finale de Coupe du monde en Asie soldée par une qualification en quarts de finale et une victoire en match d'ouverture devant la France, championne du monde (1998) et d'Europe (2000).

Auparavant, les camarades d'Aliou Cissé avaient fini par marquer les esprits à la Can 2002 à Bamako au Mali. Là également, pour la première fois, le Sénégal atteint une finale.

Autre fait marquant de ces années d'Alternance, ce sont les récompenses qui suivent à chaque fois qu'un athlète monte sur la marche du podium. Mais que reste-il de ces moments forts ? De ces spectaculaires résultats ? Le constat est désolant. Sur la durée, ils n'ont pas pu être pérennisés.

Les “Lionnes“ de Basket ont perdu leur suprématie devant les “Tigers Ladies“ du Nigeria qui les détrônent en 2003 à Abuja puis en Maputo au Mozambique en 2005. Même en 2007 à Dakar, la bande de Aya Traoré s'est faite subtiliser le trophée par Amchatou Maïga.

En football, les “Lions“ également sombrent à Radés en 2004, se font piéger par Emmanuel “Shéyi“ Adébayor pour le Mondial 2006 en Allemagne. Mais c'est surtout en janvier 2008 que l'équipe nationale va toucher le fond. Pour la première fois dans l'histoire, le Sénégal sort au 1er tour sans enregistrer la moindre victoire.

Une gestion « populiste » du football

Des milliards injectés dans le sport et particulièrement dans le football, n'avaient pas pour but, de régler les problèmes structurels. C'était plutôt à la recherche de résultats immédiats devant servir d'acquis pour les campagnes électorales. Comme disait l'autre : “la différence entre un homme d'Etat et un homme politique, c'est que le premier pense toujours à la prochaine génération ; alors que le second ne se soucie que de la prochaine élection“.

Après l'accession de Me Wade à la magistrature suprême, il a fait plusieurs promesses parmi lesquelles la construction des infrastructures sportives à grande échelle devant permettre à chaque sénégalais partout où il se trouve de pratiquer la discipline sportive de son choix. Mais huit ans après la seule réalisation visible est le gazon synthétique du stade Demba Diop qui a coûté environ 600 millions. La réfection de la piste d'athlétisme de stade Iba Mar Diop n'a été possible qu'avec le concours de l'Iaaf de Lamine Diack. L'arène nationale est encore sa réalisation. Pendant ce temps, le régime de l'Alternance a démoli le stade Assane Diouf à des fins d'affairistes.

Les onze (11) autres stades régionaux devant être construits grâce à la coopération chinoise viennent juste de démarrer.

Valse des ministres des Sports

En huit ans seulement, l'Alternance a broyé trois ministres des sports. Ce qui témoigne de l'instabilité qu'a connue le département ministériel. Joseph Ndong a été le premier à atterrir à la rue Carnot. Sous son magistère est né le “Comité foot 2002“ ayant débouché sur les résultats de la Can et du Mondial de la même année. Mais il sera emporté par les élections locales en 2002 pour avoir été battu dans son fief à Mbour.

Il est remplacé par Youssoupha Ndiaye. L'ancien international et ancien président du Conseil Constitutionnel entreprend de réformer le football sénégalais. Il s'est fait d'abord remarquer par son véritable réquisitoire contre les Fédéraux lors de l'Assemblée générale ordinaire. Il les accuse “d'enregistrement illicite“. El Hadji Malick Sy “Souris“ claque la porte. Plusieurs de ses collaborateurs atterrissent en prison. Mais la justice finit par leur décerner un non-lieu total.

Youssoupha Ndiaye sera à son tour emporté par le match nul-défaite face au Togo en éliminatoire du Mondial 2006.

Arrive alors Daouda Faye “Vava“. Un homme du mouvement sportif. Mais très tôt, les divergences avec la Fédération refont surface.

“Vava“ est à son tour remercié après un terrible bras de fer qui va atterrir à Zurich. Depuis c'est Issa Mbaye Samb qui a la lourde charge de gérer le très sensible département des Sports. A moins qu'il ne soit emporté par les marabouts et la délégation pléthorique de la Can 2008 ? On ne le souhaite pas.
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# Posté le jeudi 20 mars 2008 14:08

Mimran et Diagna Ndiaye boostent le sport sénégalais avec un don de 100millions

Mimran et Diagna Ndiaye boostent le sport sénégalais avec un don de 100millions
En direction des Jeux olympiques de Pékin, le Comité national olympique sénégalais a bénéficié d'un soutien de taille. La structure dirigée par Mamadou Diagna Ndiaye a reçu un don de 100 millions de Francs Cfa du Groupe Mimran. Le chèque a été remis hier, jeudi 28 mars, au cours d'une cérémonie par Philippe Steffan, Directeur Général des Grands Moulins de Dakar.

Le Comité national olympique sportif sénégalais (Cnoss) a bénéficié hier, jeudi, un don de 100 millions de Francs Cfa du groupe Mimran. Les membres du Cnoss ont reçu leur chèque hier, mercredi, au cours d'une cérémonie des mains de Philippe Steffan. “Le groupe Mimran, de par ma voie est fière de réaffirmer son implication dans le mouvement sportif sénégalais. Le Cnoss est un moteur qui est très dynamique dans le sport au Sénégal. Je voudrais exprimer mes pensées à son président qui est le moteur de ce mouvement qui vient d'être récompensé », a t-il déclaré.

Ce soutien est passé de 50 millions à 100 millions de francs par le fait qu'il intervient dans une année olympique. Il devrait donc contribuer à mettre les athlètes sénégalais dans les meilleures conditions de réussite aux Jeux olympiques de Pékin. « Nous avons voulu faire un geste particulier plus important. Parce qu'il importe de mettre les athlètes sénégalais dans les meilleures conditions de compétition et de réussite aux JO. Nous voulons que les athlètes arrivent avec des médailles à Pékin », explique le Directeur des Grands Moulins de Dakar. Cette cérémonie revêt aux yeux du directeur du groupe Mimran un autre symbole. C'est celui de la désignation du Président Diagna Ndiaye, comme meilleur dirigeant sportif de l'année 2006 par le jury du “lion d'or“.

“ Cette consécration est le symbole fort de cette cérémonie. Le Président Diagna Ndiaye vient d'être désigné pour sa compétence et l'implication qu'il veut mettre dans le sport sénégalais. La cérémonie d'aujourd'hui n'est que la juste récompense de tousses efforts », a t-il souligné. En l'absence du Président Mamadou Diagna Ndiaye, Issa Mboup, au nom des membres du Cnoss, a pour sa part salué ce partenariat qui devrait leur permettre à sa structure « de monter en puissance d'année en années ». “Je tenais au nom du bureau et de toutes la communauté sportive sénégalaise vous remercier pour ce geste. Il ne faut pas faire la fine bouche pour dire que c'est un motif de satisfaction qui rejoint les promesses que nous avions fait de renforcer les ressources additionnelles au niveau du Cnoss“, a-t-il soutenu. “Vous savez que l'on va vers les Jeux olympiques et nous avons besoin d'un trésor de guerre. Cela nous permet d'avoir une bonne partie de ce dont on aurabesoin pour financer cette campagne des Jeux olympiques », a-t-il ajouté.

Issa Mboup, Vice-président du Cnoss et président de la Fédération sénégalaise tennis, a par ailleurs, précisé qu'une bonne partie de cette aide devrait servir aux fédérations locales et aux athlètes. « Il y a des appuis qui va leur être probablement décernés aux fédérations locales qui sont souvent confrontées à des problèmes de trésorerie. Aux athlètes, ce sera par le biais de bourses »

Avec Oumar Diaw de Sud Quotidien
Photo: P A D
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# Posté le jeudi 20 mars 2008 21:22

Idrissa Ndoye: un Sénégalais dans la légende de la Coupe de France

Idrissa Ndoye: un Sénégalais  dans la légende de la Coupe de France
Avec lequipe.fr
19/03/2008 20:41



Carquefou a sûrement écrit mercredi soir à la Beaujoire la plus belle page de son existence et peut-être aussi l'une des plus étonnantes de quatre-vingt-dix ans d'histoire de Coupe de France. En sortant LE spécialiste de l'épreuve, l'Olympique de Marseille, dix fois vainqueur du trophée (1-0), le club amateur a signé un exploit en majuscules pour atteindre les quarts de finale. Dans un stade tout entier acquis à la cause des Banlieusards nantais, s'est joué un scénario dont la plus belle des compétitions françaises a le secret. Face au quatrième de Ligue 1, le quatorzième de CFA 2 s'est imposé avec culot - et la dose de réussite indispensable contre une équipe qui évolue quatre étages au-dessus. Déjà tombeur de Nancy au tour précédent, le club ligérien a de quoi faire trembler son futur adversaire des quarts de finales, les 15 et 16 avril ! Le tirage au sort, dimanche sur France 2, le désignera parmi quatre équipes de Ligue 1 (Paris-SG, Lyon, Bordeaux et Metz) et trois de Ligue 2 (Dijon, Sedan, et Amiens).

C'est dans le premier quart d'heure que redoutait tant Carquefou que Marseille s'est fait surprendre. Privé de Niang et de Valbuena, blessés, mais aussi de Cana, appelé à la rescousse après la pause, l'OM a laissé Sébastien Le Paih, l'un des nombreux joueurs de Carquefou formés au FC Nantes, lancer Papa Idrissa N'Doye. Le jeune (23 ans) Sénégalais, déjà décisif contre les Lorrains, a effacé Cédric Carrasso (Photo AFP) pour filer pousser dans la cage vide le ballon le plus important de sa carrière (7e). Peu sûr sur le plan défensif où le quatuor Bonnart-Zubar-Faty-Krupoviesa n'a pas rassuré, Marseille s'est montré d'une incroyable fébrilité en attaque. Nasri (37e), Cissé (39e), Grandin (67e) ont échoué ou buté sur Joinel, gardien en état de grâce et chanceux parfois comme sur ce coup franc de Zenden sur le poteau en première période. Excluant avant la rencontre de tomber dans quelque piège que ce soit, Eric Gerets a matière à réflexion. Eliminée en C3, remontée par Lens et sortie par le Petit Poucet de la Coupe, son équipe vient, en l'espace de trois matches, de choir de son piédestal.
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# Posté le vendredi 21 mars 2008 00:55

Bouba Diakhao exige la démission collective de la fédération.

CRISE DU FOOTBALL AU SENEGAL



Le doyen des anciens internationaux est dans tous ses états. Le Sénégal est rentré bredouille de la CAN au Ghana. Aucune victoire au compteur des lions en phase finale de Coupe d'Afrique, une première dans l'histoire du football Sénégalais. Ce qui pousse l'ancien international Bouba Diakhao à demander le départ des fédéraux.

Entretien :
Bouba Diakhao, les acteurs du football au Sénégal sont unanimes le sport roi traverse une grave crise, avec votre expérience quelles sont les mesures que vous préconisez?
- Avant tout, il faut que l'actuelle équipe qui dirige notre football présente sa démission. C'est un préalable car cette fédération, voici trois campagnes qu'elle dirige et que le Sénégal échoue. En fait ce sont ces fédéraux qui ont échoué plus que les joueurs ou même l'entraîneur qui est d'ailleurs parti depuis longtemps. Lui au moins a été conséquent. Quand on échoue, on part. Donc ils doivent partir, ils nous ont montré ce qu'ils savent faire! Ils ont atteint leurs limites. Ces gens là on ne peut pas continuer à leur faire confiance.

Donc vous imputez à la fédération l'entière responsabilité de la piètre
performance des lions à la dernière Coupe d'Afrique au Ghana?
- La plus grande part revient aux fédéraux. Il est vrai que l'Etat, je veux dire le Ministère des sports et les joueurs, chacun a sa part de responsabilité. Mais vous savez, c'est la fédération qui est délégataire de pouvoir et qui gère le football au quotidien. Elle ne peut alors se décharger sur les joueurs et le staff technique. C'est trop facile. En fait les gens de la fédération en amont et en aval ont très mal géré la campagne Ghana 2008.

Cela veut dire que vous aviez perçu les signes précurseurs d'un échec?
-J'ai commencé à jouer au foot en 1947, et puis renseignez vous auprès de votre confrère de la RTS je crois que c'est Fofana Seck. Je lui avais bien dit qu'on allait rentrer bredouille de cette Can (Coupe d'Afrique des Nations). Je connais la portée d'une équipe, sa valeur, son rythme de jeu. Je ne suis pas un intellectuel mais j'ai consacré toute ma vie au foot. A 16 ans déjà je jouais au plus haut niveau de ce pays. J'ai gravi tous les échelons sans brûler une seule étape. Donc je parle en connaissance de cause. Ce n'est pas par méchanceté, mais quand il s'agit de foot je n'ai plus d'amis. Mon franc parler prend le dessus.

A vous entendre, vous êtes amer? -Il y a de quoi. Nous, les anciens internationaux nous assistons impuissants à un véritable gâchis. Qui est ce qui a obtenu la double qualification Coupe d'Afrique et Coupe du Monde 2002? Mais ce sont les anciens footballeurs avec El hadj Malick Sy "Souris" à la tête de la fédération. On a été jusqu'en finale au Mali avant de perdre devant le Cameroun; et je sais pourquoi on a perdu cette finale.

Pourquoi les lions ont perdu cette finale?
- Non je ne vais pas vous le dire. J'avais parlé à un haut responsable de la fédération juste avant la finale. Demandez à El hadj Malick Sy "Souris".

Tout cela c'est du passé vous pouvez bien nous le dire?
-Non! (Catégorique)...Par contre ce que je veux vous dire c'est que si l'équipe dirigeante reste en place, le Sénégal ne sera pas qualifié pour la prochaine Coupe d'Afrique en Angola. Vous savez que ce sont des éliminatoires combinées Can et Mondial 2010, alors je ne vous parle même pas de la Coupe du Monde en Afrique du Sud.

Vous tirez à boulet rouge sur les fédéraux, est ce que ce n'est pas crypto -personnel parce que vous êtes déçu de ne pas être impliqué dans la gestion du football?
-Non il n'y a rien de crypto -personnel dans mes propos. Au contraire, je connais bien ceux qui sont aux affaires. Mais il se trouve que c'est l'intérêt du football sénégalais qui est en jeu.Il est également vrai qu'on trouve anormal que ce sont des gens qui ne connaissent même pas où se situe un terrain de foot qui accaparent la gestion de notre football. Ils font tout pour nous écarter. Leur dernière trouvaille c'est d'exiger des diplômes et un certain niveau d'études pour devenir entraîneur. Ainsi il y a beaucoup d'internationaux qui ont vingt ans de carrière et autant d'années d'expérience qui se retrouvent injustement sur le carreau, largués par à cause de leur faible niveau d'études. D'autres ont passé leur grade d'entraîneur deuxième degré depuis sept ans et attendent en vain l'organisation d'un troisième degré. Las de patienter, beaucoup abandonnent et pourtant parmi eux il y a des instituteurs à l'image de Yérim Diagne. Je pense qu'ils (les membres de le fédération) développent un complexe vis à vis de nous, de notre passé d'internationaux. En 1962 par exemple, j'ai gagné les jeux de l'Amitié ici à Dakar avec Youssou Ndiaye ancien président du Conseil Constitutionnel et Ministre des sports. "Souris" était aussi dans l'équipe.

En quelque sorte vous demandez l'intégration des anciens dans le staff de l'équipe nationale?
-Oui. Nous avons l'expérience. Déjà en 1961 en Côte d'Ivoire, le Sénégal dominait le Cameroun par quatre buts à zéro. Sans calculer on finissait premier. On a remis ça ici à Dakar au Parc Municipal en match de poule avant de battre le Niger et le Nigéria. La France n'a pas pesé lourd en demie finale battue par deux buts à zéro. En finale la Tunisie ne nous a pas résisté. Au finish il n'y a même pas eu de primes, aucun sou. Aujourd'hui que le foot rapporte beaucoup, par reconnaissance ils devraient nous prendre au sein de l'encadrement pour qu'on prodigue au moins des conseils. mais ils préfèrent voyager avec des femmes, des griots et autres troubadours inutiles dans les compétitions. Nous ne mangeons pas de ce pain là. Mais leur attitude ne nous surprend pas car ils ne nous invitent même pas au stade Léopold Sédar Senghor quand les lions jouent à Dakar. Lorsque nous nous présentons aux guichets avec nos cartes d'anciens internationaux, on nous refuse l'entrée arguant qu'elles ne sont pas valables pour ces rencontres internationales alors que même en France nous accédons à n'importe quel stade avec les honneurs. Sans le savoir, les fédéraux payent le manque de considération à notre égard. Le bon Dieu est juste.

Mbaye Ndoye le président de la fédération a démissionné après le comité directeur du 8 mars dernier, mais est ce que au plan du jeu on ne peut pas reprocher aux joueurs le manque d'engagement, de motivation lors de cette Can?
-Un seul départ ne suffit pas. Ils doivent tous partir car Mbaye Ndoye n'a pas échoué tout seul. C'est toute son équipe.
Concernant les joueurs je vais vous dire ce que je crois: c'est tout simplement un problème d'encadrement. Quand les joueurs osent aller des dancings en période de compétition au vu et au su des dirigeants qui ne pipent mot, ces gosses se croient tout permis et font ce qu'ils veulent. Ce qui était impensable de notre temps. On n'avait pas un seul franc de primes, mais on ne penser même pas à sortir. Tout ce qu'on faisait c'était préparer nos rencontres, et même après les matches on n'y pensait même pas. Mais qu'est ce que vous voulez,ils (les joueurs) ne respectent pas les fédéraux qui n'ont aucune personnalité. En convoquant les joueurs la première des choses à faire c'est de les placer devant leurs responsabilités, leur dire ce que la nation attendant d'eux (les joueurs). Mais la discipline s'est trop relâchée dans la tanière. Tout cela, il faut avoir pratiqué et encadré pour le savoir. De nos jours n'importe qui accède dans l'encadrement des lions, je vois des gens qui n'ont aucun background bombardés responsables de cette équipe nationale. C'est inadmissible.
Même la manière de sélectionner laisse à désirer. Les séances d'entraînements n'en parlons même pas.

Comment ça ? Expliquez nous.
-Regardez Mamadou Niang, il brille avec Marseille mais ne peut pas faire de bonnes prestations avec le Sénégal. C'est la même chose avec Elhadj Diouf, il joue dans un registre différent par rapport à Bolton son club en Angleterre. C'est parce qu'on leur concocte un mauvais planning de préparation qui est en général calqué sur le football métropolitain. C'est une erreur c'est par rapport aux équipes africaines qu'on doit se préparer. Autre chose, les joueurs ont une bonne préparation physique au niveau de leurs clubs et quand ils arrivent ici on les surcharge avec un autre travail physique. C'est une grosse erreur. Il suffit seulement de les maintenir par des exercices et des ateliers.
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# Posté le vendredi 21 mars 2008 18:52